vendredi 31 août 2018

BASELWORLD 2018 – En quelques liens et mots

Nous voilà bien loin de la foire horlogère de ce printemps, mais je pense qu’en l’occurrence il n’est pas trop tard pour en parler. En effet, d’une part on est d’autant plus intelligent qu’il y a d’eau qui a coulé sous les ponts et d’autre part, la plupart des nouveautés en question ne sont pas encore arrivée dans les boutiques…mieux, elles devraient justement faire leur entrée dans les semaines à venir.
Je fais l’impasse sur la polémique qui enfle autour de la pérennité du salon bâlois suite au récent désistement du groupe horloger Swatch, car je ne pense pas qu’à terme cela ne changera pas beaucoup de chose pour nous, les clients, les passionnés.

Pour aller plus loin :
https://www.letemps.ch/economie/swatch-group-quitte-baselworld, - https://www.hodinkee.com/articles/swatch-group-reportedly-out-of-baselworld-2019.


Comme à mon habitude, je vous livre d’une part une sélection de produits que je juge intéressant de regarder de plus près et d’autre par une sélection de liens vers des sources spécialisées permettant d’aller plus loin dans l’exploration (rendez-vous au bas de l’article).


Mes TOPS

Je ne déroge pas à ma règle d’une sélection horlogère accessible, alors ne vous attendez pas à croiser des montres à plus de 15'000 francs…

Longines Master Collection Annual Calendar

Cette petite pièce à petit prix à tout d’une grande…ou presque. Rare sont les pièces qui, dans ce segment de prix, propose une complication aussi pratique que le quantième annuel (mouvement intelligent qui reconnaît les mois court et long, le client n’as plus à corriger l’indicateur de date tous les 2 mois).
Environ 2100 francs.

Frédérique Constant Hybrid Manufacture

Bien que je ne sois pas un fervent supporter de la montre connectée, il faut admettre que cette marque horlogère a su dès le début prit au sérieux la concurrence potentielle représentée par les montres connectées pour lui trouver un pendant suisse et horloger. Cette ainsi qu’elle fut la première à proposer en 2015 une montre connectée dont le design reprenait tous les codes de l’horlogerie suisse classique. Une proposition depuis déployé chez la marque sportive Alpina notamment. En 2018, Frédérique Constant fait un nouveau pas en avant en proposant une montre hybride comportant une « motorisation » mécanique traditionnelle à laquelle a été adjointe une électronique assurant le lien avec les fonctions connectées déjà présente sur les précédents modèles connectés de la marque. Petite subtilité, dont se régaleront les mordu de la précision, la montre permet de monitoré en direct la précision de sa montre…une prouesse à double tranchant pour une marque ne travaillant avec des mouvements, certes maison, mais pas aussi éprouvé que les « tracteurs » ETA.
Environ 3250 francs.

Rolex Gmt-Master 2 « Pepsi »

Et si enfin, il en fallait en acheter qu’une…je crois que je craquerai pour une des montres sans doute les plus attendues parmi les afficionados de la marque à la couronne. La fameuse Gmt-Master 2 avec un lunette tournante bicolore bleu et rouge, enfin réalisée d’un seul bloc de céramique. L’air de rien, le challenge semblait de taille et l’attente éternelle si on considère que la montre Gmt-Master 2 avec lunette en céramique est apparue pour la première fois au catalogue en 2005. A noter le côté vintage du bracelet qui démarque ce les modèles contemporains présentés depuis 2005. Une fois encore, il semble qu’aucun compromis n’ait été fait, le nouveau calibre maison 3285 est là pour nous le prouver.
8800 francs


Mon « bof »

Zenith Defy El Primero 21

Gros coup de gueule au sujet du nouveau chronographe El Primero dont Zenith nous parle depuis Bâle 2017, qu'elle expose à Baselworld 20180, et que l’on nous avait annoncé comme étant équipé d’une toute nouvelle génération de spiraux (soit dit en passant, le composant le plus stratégique d’un mouvement horloger du 21ème siècle…) et qui, sans que cela ne choque personne dans le milieu horloger, n’est semble-t-il absolument pas (ou à demi) pourvu de ces spiraux en nanotubes de carbone…J’en veux pour preuve les nombreuses pièces exposées cette année dans les vitrines bâloises ou dans les revues vidéos de médias spécialisés (http://watchesbysjx.com/2017/03/hands-on-with-the-zenith-defy-el-primero-21-the-affordable-mechanical-1100th-second-chronograph.html, https://www.ablogtowatch.com/zenith-defy-el-primero-21-watch-review/). De qui se moque-t-on ? Venant d’une marque comme Hublot dont la commercialisation est essentiellement axée sur un marketing outrancier et ultra agressif ça ne m’aurait pas vraiment étonné, mais que l’on impose de tels écarts de communication à une marque aussi respectable et horlogère que Zenith, ça me dépasse. Le pire c’est que tout le monde s’en fou… C’est comme si VW vous vantait, dans des spots publicitaires, les mérites du nouveau moteur hybride de son dernier modèle et qu’elle l’équipait incognito d’un moteur diesel…Sans compter qu’au milieu de ça on vous sert des séries spéciales certifiées chronomètre histoire de vous embobiner encore un peu plus...

Avec spiral nanotube de carbone :
Sans :

Sélection de liens :
- Revue complète de nouveautés 2018 - https://www.lesrhabilleurs.com/evenements/baselworld-2018/

- Un top 12 pour toutes les bourses et tous les goûts -  http://sharpmagazine.com/2018/04/02/the-12-best-of-baselworld-2018-from-affordable-to-out-of-this-world/

dimanche 28 janvier 2018

SIHH 2018

Comblé par un salon 2018 que j’ai trouvé particulièrement bien aligné sur les attentes du marché et admirablement surpris de la réaction de certains horlogers de proposer des produits en acier à prix accessible (tout est relatif…on parle du Salon de la HAUTE HORLOGERIE tout de même…) sans toutefois mettre de côté l’innovation, voici en quelques montres un retour d’une visite genevoise qui je l’espère, vous ouvrira, comme à moi, l’appétit en attendant la cuvée bâloise qu’on espère d’aussi grande qualité.

CARTIER – Santos

La montre Cartier a toujours proposé une offre horlogère abordable, mais j’ai été heureux de constater cette année qu’après plusieurs années de produits du genre d’un nouveau genre ‘Calibre de Cartier’, ‘Clé de Cartier’, Drive de Cartier’, la manufacture Chaux-de-Fonnière ait décidé de travailler sur une de ses icônes. La ‘Santos’ reçoit donc cette année un lifting très réussi nous réservant son lot de nouveautés techniques (bracelet amovible et réglage fin du bracelet ne nécessitant aucun outils, ainsi que mouvement maison) sans toutefois faire de compromis au niveau du prix de vente. Certes, on ne pourra donner tort aux critiques des puristes horlogers qui auraient préféré un calibre de conception un peu plus contemporaine et soignée au regard de la renommée de Cartier et des lourds efforts fournis par des marques de même rang ces dernières années (Omega, Rolex, Panerai pour n’en citer que trois), mais dans le fond, ce que le marché attend aujourd’hui semble bien présent dans cette nouvelle pièce et la cible prix de Cartier paraît toujours bien positionnée dans l’échiquier. Dès 6200frs.


VACHERON CONSTANTIN - Fiftysix

Voilà une vraie nouveauté comme je les attendait depuis la présentation en 2008 de la Quai de l’île (lien). Autant ce genre de présentations de nouveaux modèles me « fatigue » chez une marque comme Cartier, autant j’ai du plaisir à voir de telles prises de risque sur une marque comme Vacheron (on pourrait citer bien d’autres horlogers). Le modèle est « frais », sobre, moderne et bien habillé et son positionnement prix est une nouvelle fois adapté au marché. On soulignera encore l’effort de déclinaison immédiat d’une ligne multimodèles (bien que stratégiquement et logistiquement parlant ce choix soit discutable, il n’en reste pas moins agréable pour le client puisque celui-ci se voit présenter une offre plus à même de la contenter dès le lancement) tout en regrettant la motorisation vieillissante probablement plus en ligne avec le prix de vente souhaité. Dès 12700frs.
Lien 

IWC – Pauvre 150ème anniversaire

Moi les anniversaires « ça m’fait ch… » comme disait l’autre…. La collection est riche, sont contenu aussi, mais les montres en série limitée n’ont jamais vraiment été de mon goût. Résultat, j’attends les pièces de série…et si possible pas dans 2 ans Messieurs !


RESSENCE – Type 2 e-Crown

Et si RESSENCE devenait l’APPLE WATCH de l’horlogerie suisse ? En effet, vous serez vite frappés par les codes esthétiques bien alignés sur ceux de la marque à la pomme auxquels ce produit répond, mais n’y trouverez néanmoins aucune ressemblance…Non, nous ne sommes pas dans la simple copie (d’ailleurs, RESSENCE était là bien avant la première ‘Apple Watch’) et c’est le moins que l’on puisse dire. A bien y regarder, la montre Ressence ne ressemble à aucune autre montre du marché et c’est cela qui la rend encore plus séduisante et qui la rapproche de Apple. Aidé par des moyens de communication ayant évolués avec les années, la marque illustre aujourd’hui beaucoup mieux le fonctionnement de son mode d’affichage original de l’heure (animation interactive online, pendule géante animée sur le stand, manipulateurs,…). Mais bref, venons-en au fait. Le produit 2018, la ‘Ressence Type 2 e-crown‘ n’est autre que la première montre mécanique dont le réglage de l’heure est automatique. En effet, plus besoin de manipuler la tige de remontoir de sa montre (d’ailleurs la pièce n’en est pas pourvue…ou presque puisque le dos de la montre comprend tout de même une discrète clé) pour la mettre à l’heure ; ce réglage est assuré par une électronique embarquée qui répond au toucher ou aux ordres d’un smartphone. Petit bonus, pas de batterie à changer, la montre dispose de son propre système de recharge basé sur les mouvements de son porteur et de la lumière ambiante. Un petit bijou qu’il me tarde de regarder de plus près.

Lien

Et enfin, un petit coup de cœur pour le salon rouge aménagé par Ulysse Nardin pour la présentation de ses montres érotiques (et autres goodies…) qui nous emmène de manière élégante à la rencontre d’une typologie de produits méconnue du grand publique que je vous invite à découvrir au travers d’un article (parmi d’autre) léger et bien illustré : https://www.magmontres.fr/montres-erotiques/ 

…ABE Salut.

vendredi 8 décembre 2017

Le concept de montre mécanique innovante : Quand la technologie met à mal la tradition

L’horlogerie traditionnelle a-t-elle encore son mot à dire ? Ou plutôt, car il ne fait pas de doute que les montres mécaniques traditionnelles seront encore là demain, de surcroît sous une forme guère différente de celle que l’on connaît aujourd’hui, que peuvent apporter les nouvelles technologies à l’horlogerie ?
Dans ce poste, je réponds à la question en présentant les propositions faites par les « grandes marques » ces dernières années.

Le silicium (2005)

Bien qu’Ulysse Nardin ait été précurseur au tout début des années 2000, c’est en 2005 avec Breguet et Patek Philippe que tout commence. Les premiers composants en silicium font alors leur apparition dans un mouvement horloger (échappement). C’est un premier pas vers une révolution technologique qui fera dans les années qui suivront de nombreux émules. Roue d’échappement, ancre et spiral sont les composants principalement sélectionnés, mais on en trouve également d’autres comme des roues de chronographe chez Zenith ou des amortisseurs de chocs chez Ulysse Nardin (voir ci-après).
Composants mouvement en silicium Patek Philippe - Crédits: Patek Philipe


Ulysse Nardin Innovision (2007, 2017)

En 2007, Ulysse Nardin met le potentiel du silicium en avant dans une montre conceptuelle du nom de Innovision. Tout y passe ou presque…mais, 10 ans plus tard force est de constaté que l’on la majorité des concepts présentés ne sont pas courant dans les montres de la marque et encore moins chez les autres horlogers. Mais l’étage du savoir-faire technologique étant toujours intéressant pour une marque horlogère en mal de visibilité, Ulysse Nardin, présente en 2017 la seconde itération de son concept Innovision mettant en scène de nouvelle avancées.
 
Ulysse Nardin Innovision & Innovision 2 - Crédits : quillandpad.com & ablogtowatch.com

Cartier ID One et IDTwo (2010, 2012)

En 2010, Cartier présente un concept de montre mettant en scène des alternatives au silicium pour la réalisation de l’échappement, du spiral ou du rouage (Zerodur et Crystal de carbone). Cette montre, dont le réglage de l’oscillateur ne bénéficie d’aucun degré de liberté imposant un appairage parfait des composants, est une réponse au constat que toute montre doit être réglée et que toute montre revient un jour ou l’autre au SAV pour des problèmes liée à ce même réglage de marche consécutive à des chocs ou à une magnétisation. En 2012, ID Two introduits un curieux concept de boîtier de montre sous vide qui ne nécessite aucune vis pour être fermé. La lubrification liquide n’est alors plus possible et les solutions sont trouvées pour y palier.
Cartier ID One - Crédits : lacotedesmontres.com
Oscillateur Cartier ID One - Crédits : lacotedesmontres.com
Cartier ID Two - Crédits : hodinkee.com


Tag Heuer Mikrograph, Mikrotimer, Mikrogirder et Mikropendulum (2011, 2012, 2013)

Entre 2011 et 2013, Tag Heuer fait renaître (après la « V4 ») le concept de « montre concept » en lui assurant une visibilité jamais vue auparavant dans l’horlogerie, et pourtant déjà largement exploité dans l’automobile. En effet, les mouvements chronographe qui vont être présenté durant ces année-là partage tous le même philosophie de dualité entre la régulation d’un organe devant afficher l’heure et celle d’une organe devant afficher des intervalles de temps à la demande de manière toujours plus lisibles. On découvre alors des mouvements dont une base de temps dédiée au chronographe (enclenchement sur pression du « poussoir Start ») et cadencée entre 50Hz pour le Mikrograph et le Mikropendulum et 1000Hz pour le Mikrogirder, va permettre l’affichage lisible du 100ème de seconde, respectivement, 2000ème de seconde. Parmi les évolutions étonnantes liées à ces concepts, on relèvera l’étonnante utilisation d’aimants dans un mouvement de montre en lieu et place du traditionnelle spiral horloger…a posteriori toujours pas suffisamment performant...
Tag Heuer Microgirder - Crédits : calibre11.com
Tag Heuer Micropendulum - Crédits : calibre11.com

Breitling Superocean Heritage Chronoworks (2016)

Le mouvement ainsi présenté dans une montre ultra limitée exploite le silicium couplé à des matériaux inhabituels dur et hautement résistant à l’usure pour accroitre la durée de vie du produit. L’optimisation de la gestion de l’énergie à disposition lui permet par ailleurs de passer de 70 à 100h d’autonomie dans un même volume de mouvement. Un étonnant pas en avant de Breitling qui précédera d’une année le rachat de la marque par un groupe d’investisseurs…
Breitling Supercoean Heritage Chronoworks - Crédits : breitling.com
Détail du rouage du chrongraphe - Crédits : watchesbysjx.com

Panerai LAB Id (2017)

Plutôt proche du Chronoworks précité, le concept Panerai propose d’accroitre significativement l’intervalle recommandé entre services (il est porté à 50 ans) par la suppression de toute lubrification liquide. De l’innovation passant par la sélection de couple matière adapté et conforme à de telles ambitions.
Panerai LAB ID - Crédits : panerai.com

Zenith Defy LAB (2017)

À en croire les initiateurs du projet, on tiendrait là le futur prix Nobel de Physique puisque le concept du régulateur Zenith n’a pas eu d’équivalent depuis Christian Huygens. En effet, la révolution tient dans un composant en silicium monobloc qui combine à lui seul les fonctions habituellement remplies par un balancier, un spiral, un échappement et une raquetterie. Avec une fréquence de 15Hz, une autonomie de 60h et une précision correspondante à ce qui se fait de mieux actuellement de manière industrielle en matière de mouvement à échappement à ancre suisse, Zenith pourrait bien être la 1ère marque à proposer à large échelle son « concept » dans les années à venir.
Mouvement Zenith DefyLab - Crédits : ablogtowatch.com
Les connaisseurs me feront remarquer que je me suis contenté de remonté ici la partie visible de l’iceberg, l’innovation portée par les plus grandes marques, celles avec les meilleurs équipes marketing et communication…c’est un peu vrai, mais en même temps, n’est-il pas vrai que seul de tels acteurs seront en mesure de renversé une horlogerie mécanique traditionnelle en marche depuis le milieu du dernier millénaire ?

vendredi 18 août 2017

À lire en passant...Juillet-Août

Vous trouverez ci-après trois articles que j’ai particulièrement apprécié lire durant la pause estivale et qui mérite selon moi d'être partagé avec le plus grand nombre. Bonne lecture!

COSC (Contrôle officiel suisse des chronomètres) : fin de la publication des chiffres

Crédits : COSC.ch
Intéressant, mais triste de relever que l'industrie horlogère (vraisemblablement une des plus secrète de l’industrie) accentue cette année encore l’opacité qui la caractérise en "demandant" au COSC de stopper la publication de ces chiffres (volumes de montres certifiées par marque). Un bureau qui certifie les montres répondant à certaines exigences de précision. Or jusque-là, cette publication était un indicateur des volumes de « chronomètres » produits par les principales marques horlogères et de fait un indicateur intéressant de la santé de celles-ci.
Source : patrickwehrli.blog.tdg.ch

OMEGA et Snoopy ou comment le célèbre chien s’est retrouvé sur les montres de la marque

Crédits : omegawatches.com
 C’est un secret pour peu de monde, OMEGA est associé à son modèle « Speedmaster » et ce dernier à la conquête de l’espace et plus particulière celle de la lune. En revanche, plus rares sont ceux qui peuvent faire le lien entre Snoopy et la marque ou comprendre pourquoi ce personnage se retrouve sur plusieurs modèles, dont le dernier en date, la « Speedmaster Apollo 13 Silver Snoopy Award » de 2015.
 Source : luxury-design.com

Régulateur du futur : Et si tout n’avait pas encore été inventé dans l’horlogerie ?

Le professeur Simon Henein et « son horloge » de la mairie de Neuchâtel. Crédits: Alain Herzog, EPFL
Voilà un article qui me fait regretter de ne pas avoir poursuivi mes études techniques. Il semble en effet, que l’horlogerie soit en passe d’exploiter de nouveaux systèmes mécaniques rendant le « point de pivotement physique » (pièce tournant dans une partie fixe lui servant de support) obsolète. En effet, de récentes études ont démontré qu’il était possible de créer un point de pivotement fixe virtuel par la réalisation de pièces à la géométrie souvent complexe exploitant des fines lames ressorts. Patek Philippe a d’ailleurs, exploité ces mêmes structures cette année au sein d’un produit présenté à Baselworld (« Aquanaut Travel Time Advanced Research réf.5650 ». Donc, pour revenir à l’article dont il est question ici, la performance que je salue ici, est celle de parvenir à exploiter un tel système pour venir le substituer au conventionnel régulateur à balancier-spiral tout en gagnant en performances chronométriques, robustesse et fiabilité...enfin, c'est pas vraiment dit comme ça, mais quid de l'intérêt sans cela ?
 Source : journal.hautehorlogerie.org 

Bonne fin d'été à vous !

vendredi 28 avril 2017

Baselworld 2017 – En quelques liens et mots

Voilà déjà 1 mois que le salon bâlois a fermé ses portes. Loin de l’incroyable réactivité dont font preuve les média horlogers et blogs spécialisés, j’ai rarement pu publier un article plus tôt après la fin du salon. Ça ne me pose pas de problème, car j’y voit là l’occasion de mieux digérer la masse d’information qui m’inonde en cette période faste tout en évitant les pièges des coups de cœur à chaud souvent conditionné par les discours des CEO ou la « trop belle » communication des marques horlogères.
Sélection de liens
Comme il m’est impossible de livrer un compte-rendu représentatif de l’ensemble du salon (mes critères de choix sont plutôt sélectifs et orientés vers le haut de gamme), je trouve intéressant et complémentaire de livrer ici une sélection de liens permettant d’élargir la vision de l’événement.

Rendez-vous au bas de l’article.↓↓↓

Mes TOPS

Les montres qui m’ont touché cette année sont une nouvelle fois des pièces « accessible » et plutôt vintage ou du moins à la fois sobre et stylée. Certes, j’admets ne pas croire en la valeur d’un investissement horloger basé sur le revival néo vintage d’une icône du passé, mais je reconnais qu’en seconde montres, il est agréable de pouvoir porter ce genre de produits se démarquant du grand flux habituel et à la petite histoire souvent agréable à raconter. Donc voilà une sélection orientée pour ce Baselworld 2017.

Seiko Prospex SLA017

Cette réédition de la toute première montre de plongée professionnelle de Seiko est une belle réussite. Dans la lignée des propositions faites par Blancpain, Tudor, Omega, Oris…et j’en oublie, Seiko nous livre un produit de nos jours indispensable à une marque avec une histoire chargée comme la sienne.
2000 pièces, environ 3800 francs.
Seiko Prospex SLA017 -Crédits : Seikowatches.com

Breitling Superocean Heritage II

Belle montée en gamme de ce produits qui profite d’une intelligente collaboration avec Tudor (marque appartenant à Rolex, faut-il encore le rappeler) pour l’intégration d’un mouvement « manufacture non-manufacture » (on préférera donc parler d’un mouvement exclusif) et d’une lunette en céramique ne craignant plus les rayures ni l’eau salée. Breitling emprunte donc le mouvement maison à Tudor et en fait son calibre B20 (à noter que Tudor fait cette année, en contrepartie, de même avec le calibre chronographe B01 Breitling). La Superocean Heritage II devient ainsi et la première montre Breitling à incorporer un spiral en silicium. La précision et la résistance devrait donc être au rendez-vous.
Prix de vente pratiquement inchangé par rapport à la version précédente, à environ 4000 francs.

Breitling Superocean Heritage II 42mm - Crédits : breitling.com


Omega Seamaster Aqua Terra Railmaster

Omega n’en est pas à son coup d’essai en matière de revival et on le voit avec ce nouveau produit. Les codes modernes accompagnent de manière équilibrée le design d’époque tout en dissimulant un moteur contemporain à la pointe de la technologie maîtrisée par le géant Swatch. Le prix bien qu’un peu élevé néanmoins reste raisonnable pour un montre de ce segment…contrairement à de nombreux autres modèles aux calibres maison proposés ailleurs dans la gamme et largement surcotés compte tenu du positionnement de la marque.
4500 francs
https://d23x6d9cx8qezf.cloudfront.net/wp-content/uploads/2017/03/Omega-Railmaster-Master-Chronometer-Collection-Baselworld-2017-Review-Price-2.jpg
Omega Seamaster Aqua Terra Railmaster - Crédits : monochrome-watches.com


Chopard LUC XP

La sobriété d’un produit horloger de luxe qui ne se laisse pas emporter par le classicisme horloger. Cette pièce a comme une côté sportif (cadran, aiguilles, bracelet) qui lui donne du « peps » et un coup de jeune auxquels la marque ne doit pas renoncer malgré son positionnement haut de gamme et sa clientèle masculine « old school ». Un nouveau mouvement maison ayant semble-t-il subit de subtiles évolutions techniques dont on ne dit rien dans les communiqués complète le tout.
8000 francs
Chopard LUC XP - Crédits : chopard.com


Mon « bofs »

Zenith Defy El Primero 21

Si l’allure générale et le style du produit ne me laisse pas indifférent (je le trouve même plutôt bien choisi dans l’esprit néo-vintage évoqué ci-dessus), je trouve totalement déplacé les choix qui ont conditionnés le nouveau mouvement « El Primero ». Je ne fais pas partie des aficionados de la marque et je n’ai pas encore pris le temps de suivre leurs réactions sur les forums spécialisés, mais je suis certains que comme moi, il espérait un développement plus « horloger » et « réfléchi » (sur la durée) à même d’assurer la relève du mythique mouvement. Difficile alors de supporter le fait que le nouveau 9004 reprenne la base du « El Primero » et intègre un concept à 2 bases de temps emprunté à Tag Heuer. Je vois donc d’un très mauvais œil l’opportunisme dont a fait preuve la direction pour nous pondre en quelques mois la nouvelle génération de ce mythique chronographe d’une manufacture horlogère non moins mythique. Certes il y a là probablement un pragmatisme certains de la part de M.Biver qui connaît parfaitement la médiocre conjoncture et le coût de développement d’un nouveau mouvement chronographe (la collaboration entre Tudor et Breitling en est la preuve flagrante), mais l’avenir de Zenith dépendait-il forcément d’une telle étape ?

11900 francs (version "Open" ci-dessous)

Zenith Defy El Primero 21 - Crédits : zenith-watches.com

Sélection de liens

-    Les meilleures montres à porter tous les jours - https://www.hodinkee.com/articles/editors-picks-the-best-everyday-watches-of-baselworld-2017

-    Un top 10 pour toutes les bourses et tous les goûts -  http://www.ablogtowatch.com/tag/baselworld-2017/page/1/

-    Sélection de montres entre 1500 et 3500 francs - http://fr.worldtempus.com/article/montres/style-et-tendance/montres-premiers-prix-prix-plancher-mais-top-qualite-23858.html